Vendredi 10 juillet 2009
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19:42
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Publié dans : Bandes dessinées - Manga
Ou les déboires sentimentaux d’une nunuche de 24 ans. Elle croit systématiquement au
grand
amour alors qu’elle ne sort qu’avec des mecs mariés. Voilà, on a fait le tour. Sans
doute ce livre est-il à lire en pleine détresse amoureuse, comme on écoute une musique triste juste pour avoir une raison supplémentaire de pleurer.
Si comme moi, tout va bien pour vous, chéri est là, pas loin, il y a des chances pour que ce manga vous paraisse un peu drôle au début (« oh là là comme on est toutes les mêmes !»),
insipide par la
suite, carrément bête et tiré par les cheveux à la fin. Manga typique pour filles.
On se demande quand même si l’intellectuel féminin est pas encore quelque peu sous-estimé. Oui, les filles sont plus à même de se faire avoir que les garçons, oui elles croient plus au grand
amour, mais bon ce manga tombe dans le stéréotype le plus basique. Femme = Victime. Homme = Salaud. Alors toi lectrice avoir compris ? Faire attention, hommes mariés et donc infidèles
PAR-TOUT !!!
Ceci étant dit, je suis allée jusqu’au
bout des cinq tomes que j'avais emprunté. Comme on lirait le plus gnan-gnan des magasine people. Ça détend un petit coup. Mais si vous avez le choix, prenez Voici, c’est pas de le BD mais c’est
du gnan-gnan avec de vrais gens !
Par laurence
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Vendredi 10 juillet 2009
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12:30
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Publié dans : Adultes
Demander à quelques auteurs de parler de leur paternité. Un joli sujet. Sans doute un livre qui sera plus lu
par des femmes. Déjà, parce qu’elles sont encore bien plus nombreuses à lire, alors ça tombe sous le sens (c'est pas moi qui le dis, ce sont les sociologues). Mais aussi parce que pour celles qui
ont la maternité en elles, celles qui n’ont pas d’enfants mais qui se sentent nées pour être mères à leur tour, celles là ont cette curiosité dérangeante de vouloir à tout prix savoir ce qui se
passe de l’autre côté du couple.
Je n’ai pas encore d’enfant mais j’en veux. Beaucoup. Je veux les sentir bouger et grandir dans mon ventre, les mettre au monde et les voir grandir et surtout les aimer, les aimer très fort dès
que je saurais qu’ils seront là, au fond de mes entrailles. Ma curiosité se situe là: que ressent un homme quand il voit son bébé pour la première fois ? Celui-là même que sa femme, elle,
connaît depuis neuf mois ? Et puis la paternité est tellement plus à construire que la maternité. Il est bien des cas où la mère ne remplit pas son rôle et le père la remplace. Pourtant,
cela paraît tellement plus facile pour un homme de se détacher, de s’éloigner de ses enfants. Alors quand j’ai vu la couverture de ce livre, j’ai voulu comprendre comment leur amour était
construit, comment leur paternité était articulé autour du bébé qui grandira. Comprendre ce que père voulait dire pour eux, ce que ça impliquait. Voilà tout ce que je voulais savoir. En ouvrant
ce livre, j’ai cru que j’allais découvrir un trésor. Mais voilà, leur amour est simple, leurs enfants sont leur avenir et leur paternité est une somme de détails, de jouets qui traînent et de
moments d’inquiétude.
Ce livre est beau par son sujet. J’ai trouvé les textes un peu maladroits, emmêlés, comme si le sujet était trop difficile à expliquer, l’émotion trop forte pour être couchée sur du
papier. Ou
alors je ne suis malgré tout qu’une femme et comme un homme ne saura pas ce que ce que l’on ressent d’être liée à un petit humain parce qu’on l’a porté pendant neuf mois, je ne saurai pas ce que
ça fait de découvrir son bébé déjà tout fait, d’avoir tout à construire sans l’avoir eu en soi, de sentir le lien de la paternité quand même. Messieurs, à vos claviers, je voudrais avoir vos
avis !
Par laurence
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Jeudi 9 juillet 2009
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21:20
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Publié dans : Adultes
Nous voilà au chevet d’un malade. Un mourrant même. Pas n’importe lequel, non, pas le genre de personnes qui inspire la sympathie ou l’indifférence. Cet homme là est un
salaud aux yeux de ses enfants et il s’en moque; sa femme l’aime plus que tout , elle l'idôlatre alors qu’elle ne lui inspire que de l’indifférence : allons bon, pas de quoi se
tourmenter. Monsieur va mourir. Le plus grand critique culinaire du monde va s’éteindre, là, dans son appartement, sous nos yeux de lecteurs. Alors il cherche, en tant que condamné, quel va être
son dernier souhait ; alors il se rappelle, les odeurs, les textures, les préparations et les ambiances créées de toutes pièces par quelques bons cuisiniers, il veut retrouver un goût
particulier de son enfance, une dernière quête au pays de la gastronomie. Et nous l’accompagnons, il nous emmène des sushis à une mie de pain, des mets les plus fins aux soupières de ses
aïeules…
Mais quel bonheur que la lecture d’un livre de poche puisse à ce point exciter nos papilles ! Comment, oui, comment ne pas se sentir proche de cet homme là, comment ne pas aimer partager
avec lui ses moments de jouissance face à un plat ou un autre. Tel un prêtre qui ne peut se marier pour ne pas être infidèle à la religion, lui ne peut pas aimer autre chose que manger et en
parler. Décrire ce geste si naturel, si indispensable, si barbare et pourtant, si jouissif quand on aime l’acte.
On m’a conseillé ce livre alors que je demandais un texte drôle. Oui, paraît-il que je n’ai de moi-même que
des goûts porté sur le morbide. Si ce n’est la chute, je n’ai pas trouvé ce texte spécialement drôle, je l’ai trouvé absolument délectable. Nous n’aimons pas tous manger. C’est avéré
et il va falloir que j’intègre cette donnée, je ne suis pas encore parvenue à m’en convaincre. Peut-être ceux chez qui la nourriture ne provoque pas ce plaisir suprême trouveront-ils ce
texte drôle.
A lire dans tous les cas, à lire que l’on aime manger, pour être emporté dans les tourments de notre héros, pour l’admirer et vivre ses dernières heures et ses souvenirs gastronomiques ; et
à lire même si manger nous semble d’une utilité navrante, répétitif, se résume à se nourrir et qu’il nous paraisse incongrue d’en tant parler.
Une Gourmandise…à déguster sans modération!
Par laurence
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