Partager l'article ! La Lionne blanche - Henning Mankell: Après l'engouement pour Le Retour du professeur de danse et la grosse déception pour Le Guerrier solitaire ...
| Mai 2012 | ||||||||||
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Après l'engouement pour Le Retour du professeur de danse et la grosse déception pour Le Guerrier solitaire, je me suis dit qu'il en
fallait un troisième, histoire d'avoir un avis un peu constructif sur cet auteur. J'ai plutôt bien fait, puisque ce livre là ne m'a pas déçue. J'ai trouvé l'enquête mieux construite et l'équipe
plus crédible. Au niveau du style, je persiste à croire qu'il y a un problème niveau traduction, avec des expressions qui se voudraient toutes faites mais qui là paraissent traduites mot à mot.
Et qui tombent comme un cheveu sur la soupe.
Mais ça va, le problème est minime et un peu noyé dans la masse; plus de quatre cent pages, tout à fait digestes. L'histoire a cet intérêt supplémentaire qu'elle se déroule
parallèllement en Suède (toujours à Ystad) et en Afrique du Sud, en 1992. Le genre policier se mêle alors à l'historique, sur fond d'apartheid, de conspiration contre Mandela, attentat
contre le président De Klerk, misère de la population noire.
Enfin, le personnage de Wallander, notre commissaire quelque peu esseulé (divorcé, une fille qui habite à Stockolm et qui a grandi) a provoqué chez moi un grand sentiment d'empathie. Il a
bien rencontré une femme, Baiba, mais il s'y prend, pour résumer, comme un manche; et par dessus le marché, son père décide de se remarier avec son aide à domicile. Linda, sa fille, se
trouve prise au coeur de l'enquête, et Wallander perd les pédales. Pas de happy end, mais l'excitation d'un bon policier tout au long du roman.
Il y a un nouveau Henning Mankell dans la vitrine des libraires. Je ne sais pas si je lirai. La Lionne blanche était une lecture plaisante, mais après la dernière page,
j'avais l'impression d'avoir fait le tour du duo Mankell / Wallander. De les connaître trop bien, sans les aimer assez.
Effectivement, je ne suis pas une grande lectrice de polar mais par contre j'apprécie bien les contextes historiques. C'est sans doute pour cela que j'ai aimé "La Lionne blanche" mais aussi "Le retour du professeur de danse" d'Henning Mankell. Là, les enquêteurs doivent infiltrer les réseaux de néo nazis.
Par contre, le guerrier solitaire (voir la critique) ne m'a pas convaincue.
Merci du commentaire!